Guide complet10 min de lecture

Commandes personnalisées et skills

SFEIR Institute

En Bref (TL;DR)

Créer vos propres commandes slash, configurer des skills et brancher des hooks dans Claude Code vous permet d'automatiser jusqu'à 40 % de vos tâches de développement. Ce guide couvre la mise en place de commandes custom, l'apprentissage automatique de vos conventions par l'IA, l'orchestration de subagents parallèles et l'intégration de plugins MCP.

Créer vos propres commandes slash, configurer des skills et brancher des hooks dans Claude Code vous permet d'automatiser jusqu'à 40 % de vos tâches de développement. Ce guide couvre la mise en place de commandes custom, l'apprentissage automatique de vos conventions par l'IA, l'orchestration de subagents parallèles et l'intégration de plugins MCP.

Les commandes personnalisées et skills dans Claude Code constituent le système d'extensibilité qui adapte l'agent IA à vos pratiques de développement spécifiques. Claude Code v1.0 propose quatre mécanismes complémentaires : les commandes slash custom, les skills déclaratifs, les hooks d'automatisation et les subagents parallèles. plus de 60 % des utilisateurs avancés créent au moins une commande personnalisée dans leur première semaine d'utilisation.

Comment fonctionnent les commandes personnalisées dans Claude Code ?

Une commande personnalisée est un fichier Markdown stocké dans .claude/commands/ qui définit un prompt réutilisable invocable via /nom-de-commande. Créez un fichier, écrivez votre prompt, et Claude Code le détecte automatiquement au démarrage.

Le mécanisme repose sur la convention de nommage. Chaque fichier .md dans le répertoire .claude/commands/ devient une commande slash. Vous pouvez organiser vos commandes en sous-dossiers pour les catégoriser par domaine.

Pour comprendre l'architecture globale de l'outil, consultez la page d'introduction à Claude Code qui présente l'ensemble des fonctionnalités disponibles.

ÉlémentEmplacementPortée
Commandes projet.claude/commands/Partagées via Git avec l'équipe
Commandes personnelles~/.claude/commands/Locales à votre machine
Skills.claude/skills/Chargés automatiquement via Git
CLAUDE.mdRacine du projetSkill global du projet

En pratique, les commandes projet sont versionnées avec votre code et partagées avec toute l'équipe. Les commandes personnelles restent privées sur votre poste. Cette séparation permet de standardiser les pratiques d'équipe tout en conservant vos raccourcis individuels.

La variable $ARGUMENTS est le mécanisme d'injection de paramètres dynamiques dans vos commandes slash. Elle capture tout le texte saisi après le nom de la commande.

À retenir : les commandes personnalisées sont des fichiers Markdown dans .claude/commands/ - un fichier = une commande slash réutilisable par toute l'équipe.

Comment créer une commande slash custom étape par étape ?

Ouvrez votre terminal et créez le répertoire de commandes si nécessaire :

mkdir -p .claude/commands

Créez ensuite un fichier pour votre première commande. Voici comment définir une commande /review qui effectue une revue de code :

Analyse le diff Git actuel et effectue une revue de code.
Vérifie :
- Les erreurs de logique
- Les failles de sécurité (injection, XSS)
- Les violations des conventions du projet
- Les tests manquants
Formate ta réponse avec des suggestions concrètes.

Enregistrez ce contenu dans .claude/commands/review.md, puis testez directement :

claude
> /review

Claude Code détecte le fichier et exécute le prompt associé. Le temps de chargement d'une commande custom est inférieur à 50 ms. Vous pouvez également créer des commandes paramétrables.

Consultez le tutoriel pas à pas des commandes personnalisées pour des exemples incluant les variables et les paramètres avancés.

Génère des tests unitaires pour le fichier $ARGUMENTS.
Utilise le framework de test déjà configuré dans le projet.
Couvre les cas nominaux, les cas limites et les erreurs.

Enregistrez ce fichier sous .claude/commands/gen-test.md et exécutez avec un argument :

> /gen-test src/utils/parser.ts

les commandes avec arguments couvrent 75 % des cas d'usage en entreprise. Le système supporte les commandes imbriquées dans des sous-dossiers, accessibles via /dossier/commande.

Pour retrouver rapidement la syntaxe, gardez sous la main la référence des commandes qui liste tous les paramètres disponibles.

À retenir : créez un fichier .md dans .claude/commands/, utilisez $ARGUMENTS pour les paramètres dynamiques, et votre commande est opérationnelle.

Quels sont les skills et comment l'IA apprend-elle vos patterns ?

Un skill est un fichier de configuration déclaratif qui enseigne à Claude Code vos conventions de développement. Contrairement aux commandes slash invoquées manuellement, les skills sont chargés automatiquement et influencent chaque réponse de l'agent.

Les skills se placent dans .claude/skills/ au format Markdown. Définissez vos conventions de nommage, vos patterns architecturaux et vos règles de style dans ces fichiers.

## Conventions React du projet
- Composants fonctionnels avec hooks uniquement
- Fichiers nommés en PascalCase : UserProfile.tsx
- Types dans un fichier .types.ts adjacent
- Zustand pour le state management global
- Tests avec Vitest + Testing Library
- Couverture minimale : 80 %

En pratique, un skill bien rédigé réduit les corrections manuelles de 35 % selon les retours d'expérience de SFEIR Institute. Claude Code charge tous les skills du projet au démarrage de chaque session, en moins de 100 ms.

Type de skillExempleImpact mesuré
Conventions de codeNommage, formatage, patternsCohérence du code : +40 %
ArchitectureStructure des dossiers, couchesRefactoring nécessaire : −30 %
TestsFrameworks, couverture minimaleCouverture de tests : +25 %
SécuritéRègles OWASP, validationVulnérabilités détectées : −50 %

Vous pouvez consulter l'aide-mémoire des commandes et skills pour retrouver rapidement la syntaxe de chaque type de skill.

Le fichier CLAUDE.md est le skill global de votre projet, lu en priorité par Claude Code. Ajoutez-y vos instructions de haut niveau. Les fichiers dans .claude/skills/ complètent ce fichier avec des instructions spécialisées par domaine.

Pour comprendre comment les skills s'intègrent dans le paradigme du coding agentique, consultez notre guide dédié qui explique le rôle de l'autonomie de l'agent.

À retenir : les skills enseignent vos conventions à l'IA de manière persistante - ils s'appliquent automatiquement à chaque interaction sans invocation manuelle.

Comment utiliser les subagents pour paralléliser vos tâches ?

Un subagent est une instance secondaire de Claude lancée par l'agent principal pour traiter une sous-tâche en parallèle. Ce mécanisme permet de décomposer un travail complexe en unités indépendantes exécutées simultanément.

Concrètement, quand vous demandez à Claude Code de refactorer 5 fichiers, l'agent principal délègue chaque fichier à un subagent dédié. Le temps total chute de 5× à environ 1,5× le temps d'un seul fichier.

Depuis Claude Code v1.0 (2026), le nombre maximum de subagents simultanés est de 10. Chaque subagent consomme en moyenne 15 % de tokens supplémentaires par rapport à une exécution séquentielle.

ScénarioSans subagentsAvec subagentsGain
Revue de 5 fichiers~120 s~35 s70 %
Génération de tests (3 modules)~90 s~30 s67 %
Refactoring multi-fichiers~180 s~50 s72 %
Recherche codebase large~60 s~15 s75 %

Chaque subagent hérite du contexte du projet : skills, CLAUDE.md et commandes. Il fonctionne dans un bac à sable avec les mêmes permissions que l'agent principal. Pour les workflows automatisés, consultez le guide sur le mode headless et CI/CD.

En pratique, 80 % des tâches impliquant plus de 3 fichiers bénéficient de la parallélisation par subagents. L'orchestration est automatique - vous n'avez pas à gérer la répartition.

Découvrez des exemples concrets de subagents en action dans notre galerie de cas d'usage documentés.

À retenir : les subagents parallélisent les tâches complexes avec un gain de temps moyen de 70 % - Claude Code les orchestre automatiquement.

Peut-on étendre Claude Code avec des plugins et un marketplace ?

Le protocole MCP (Model Context Protocol) est le système d'extension de Claude Code pour intégrer des outils externes. Un serveur MCP est un plugin qui expose des fonctionnalités supplémentaires : accès à une base de données, interrogation d'une API ou lecture de fichiers spécialisés.

Configurez un serveur MCP dans votre fichier de settings :

{
  "mcpServers": {
    "postgres": {
      "command": "npx",
      "args": ["-y", "@modelcontextprotocol/server-postgres"],
      "env": {
        "DATABASE_URL": "postgresql://localhost:5432/mydb"
      }
    }
  }
}

plus de 200 serveurs communautaires sont disponibles en 2026. Vous pouvez créer votre propre serveur MCP en TypeScript ou Python. L'écosystème couvre les bases de données, le monitoring, les services cloud et les systèmes de documentation.

Pour éviter les erreurs de configuration les plus courantes, consultez le guide des erreurs fréquentes avec les commandes et plugins qui couvre les problèmes de connexion MCP.

Vérifiez toujours la source d'un serveur MCP avant installation. Un plugin non vérifié pourrait accéder à vos fichiers et variables d'environnement. Le marketplace Anthropic centralise les serveurs MCP audités et certifiés.

Les best practices avancées de Claude Code détaillent les configurations MCP recommandées pour un usage en entreprise, incluant le cloisonnement des accès.

À retenir : MCP est le protocole de plugins de Claude Code - plus de 200 serveurs communautaires existent, et vous pouvez créer les vôtres en TypeScript ou Python.

Comment automatiser des actions déterministes avec les hooks ?

Un hook est un script shell déclenché automatiquement par Claude Code lors d'événements spécifiques. Contrairement aux skills qui influencent le comportement de l'IA et aux commandes invoquées manuellement, les hooks exécutent du code déterministe à chaque occurrence d'un événement.

Configurez vos hooks dans .claude/settings.json :

{
  "hooks": {
    "pre-tool-use": [
      {
        "matcher": "Edit",
        "command": "echo 'Modification: $CLAUDE_FILE_PATH'"
      }
    ],
    "post-tool-use": [
      {
        "matcher": "Bash",
        "command": "npm run lint --fix"
      }
    ]
  }
}

Quatre types d'événements sont disponibles dans Claude Code :

  • pre-tool-use : se déclenche avant l'exécution d'un outil
  • post-tool-use : se déclenche après l'exécution d'un outil
  • notification : se déclenche sur les messages système
  • stop : se déclenche en fin de session Claude Code

Le temps d'exécution moyen d'un hook est de 200 ms. Chaque hook reçoit des variables d'environnement contextuelles comme $CLAUDE_FILE_PATH et $CLAUDE_TOOL_NAME.

Voici comment un hook post-tool-use sur l'outil Edit lance automatiquement ESLint (v9.x) après chaque modification de fichier. Cette approche garantit que le code respecte vos règles sans intervention manuelle.

ÉvénementDéclencheurCas d'usage typique
pre-tool-useAvant chaque outilValidation, logging, blocage
post-tool-useAprès chaque outilLinting, formatting, tests
notificationMessage systèmeAlertes Slack, journalisation
stopFin de sessionNettoyage, rapport de session

Pour des recettes de hooks prêtes à l'emploi, consultez les astuces de configuration avancée. Les hooks garantissent une exécution déterministe : le script se lance systématiquement, sans dépendre de l'interprétation de l'IA.

À retenir : les hooks exécutent du code déterministe sur des événements précis - utilisez-les pour le linting automatique, le logging et les validations obligatoires.

Faut-il combiner skills, hooks et subagents pour un workflow optimal ?

La puissance de Claude Code réside dans la combinaison de ces mécanismes. Voici comment les assembler pour un workflow de développement complet :

  1. Définissez vos skills pour enseigner vos conventions au démarrage
  2. Créez des commandes slash pour vos actions fréquentes
  3. Configurez des hooks pour les vérifications automatiques obligatoires
  4. Laissez les subagents paralléliser les tâches impliquant plusieurs fichiers
  5. Intégrez des serveurs MCP pour connecter vos outils externes

Un workflow typique en entreprise utilise 5 à 8 skills, 10 à 15 commandes personnalisées et 3 à 4 hooks. Cette configuration réduit le temps de développement de 40 % selon les mesures internes de SFEIR Institute sur des projets React et Node.js 22.

Si vous débutez, commencez par l'installation et premier lancement de Claude Code, puis suivez le guide sur vos premières conversations avant de configurer des commandes avancées.

Pour maîtriser ces concepts en conditions réelles, la formation Claude Code de SFEIR propose une journée complète de labs pratiques. Vous créerez vos propres commandes, skills et hooks sur un projet concret, et repartirez avec un kit de configuration réutilisable immédiatement.

La formation Développeur Augmenté par l'IA de 2 jours couvre l'orchestration avancée des subagents et l'intégration MCP dans des architectures de production. Pour approfondir les workflows multi-agents, la formation Développeur Augmenté par l'IA – Avancé d'une journée détaille les stratégies de hooks pour le CI/CD et la coordination de subagents à grande échelle.

À retenir : combinez skills (conventions), commandes (actions), hooks (automatisation) et subagents (parallélisation) pour un workflow jusqu'à 40 % plus rapide.

Comment déboguer et optimiser vos commandes personnalisées ?

Le débogage des commandes personnalisées commence par la vérification de l'emplacement et de la syntaxe du fichier. Vérifiez que votre fichier est bien dans .claude/commands/ avec l'extension .md.

Consultez la FAQ dédiée aux commandes et skills pour les réponses aux questions les plus fréquentes sur les problèmes de chargement.

Voici les erreurs les plus courantes que vous rencontrerez :

  • Fichier placé dans .claude/ au lieu de .claude/commands/
  • Extension incorrecte (.txt au lieu de .md)
  • Variable $ARGUMENTS mal orthographiée dans le prompt
  • Prompt dépassant 4 000 tokens (limite recommandée : 2 000 tokens)
  • Conflit de noms entre commande projet et commande personnelle
  • Caractères spéciaux non échappés dans le prompt

Optimisez vos prompts en les gardant concis et structurés. Un prompt de commande efficace contient entre 100 et 500 mots. Au-delà, découpez en plusieurs commandes ou utilisez un skill complémentaire.

Concrètement, lancez Claude Code en mode verbose pour diagnostiquer les problèmes de chargement :

claude --verbose
> /ma-commande

Le mode verbose affiche les fichiers de commandes détectés, les skills chargés et les hooks configurés. Le temps de diagnostic moyen passe de 15 minutes à 2 minutes avec cette approche.

À retenir : vérifiez l'emplacement, l'extension et la taille de vos fichiers de commandes - le mode verbose réduit le temps de diagnostic de 85 %.


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